L’avènement de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de l’assurance semble inexorable, un peu comme le retour indéniable du printemps après l’hiver. Si elle ne l’a pas encore totalement métamorphosé, l’IA commence à marquer de son empreinte divers aspects des opérations et stratégies des assureurs. Un récent rapport de l’Economist Impact, parrainé par SAS, montre que l’IA génère déjà des gains mesurables, bien qu’encore modestes.
L’évolution du secteur grâce à l’IA
Conversations autour de la machine à café ou réunions au sommet, l’IA s’impose comme le sujet brûlant du moment. Imaginez un monde où les assureurs bénéficient d’une souscription, gestion des sinistres et gestion des risques complètement réinventées par l’IA. Les dirigeants des grandes firmes comme Zurich North America, HDI Global, Tokio Marine et Manulife témoignent de l’influence croissante de cette technologie révolutionnaire dans leurs pratiques quotidiennes.
Oui, vous l’avez bien compris, l’IA se faufile pour accélérer le codage, rationaliser le service client et surveiller en temps réel les nouveaux risques, qu’ils soient liés au cyberespace ou au climat. Certes, ces évolutions se font petit à petit, mais elles attirent de plus en plus l’attention des comités de direction et suscitent de nouveaux investissements.
Vers des équipes hybrides
Un changement majeur anticipé est l’ascension des systèmes d’IA “agentiques”, capables d’effectuer des tâches complexes avec une supervision minimale. Cette perspective d’une main-d’œuvre hybride où humains et agents IA travaillent main dans la main pour le développement de produits, la souscription ou le traitement des sinistres est à la fois fascinante et perturbatrice.
Imaginez des services entiers bouleversés par ces nouvelles technologies, entraînant des modifications notables dans les stratégies de recrutement et les compétences recherchées. Cela ressemble à un épisode réaliste de science-fiction, mais c’est déjà à nos portes.
Des bénéfices encore en gestation
C’est un peu comme constater les bourgeons sur un arbre avant que le printemps ne déploie toute sa verdure. Les améliorations en termes de productivité sont indéniablement présentes, mais il reste un petit hic : les économies de coûts, elles, tardent à se manifester. Au lieu de cela, de nombreuses entreprises choisissent de redistribuer leurs ressources pour mieux gérer des volumes accrus de sinistres ou pour développer de nouvelles compétences.
En parallèle, la formation des employés pour les rendre complémentaires aux systèmes d’IA, notamment dans des rôles en contact avec la clientèle comme la vente, exige des investissements supplémentaires. Il est intriguant de voir comment les entreprises jonglent avec ces défis tout en tentant de garder une longueur d’avance.
Les insurtechs en tête de peloton
Dans cette course à l’adoption de l’IA, les insurtechs, ces jeunes entreprises innovantes, mènent la danse, surtout lorsqu’il s’agit de l’assurance cybersécurité. Pendant ce temps, les assureurs traditionnels, avec leurs systèmes hérités parfois archaïques, peinent à suivre le rythme. De ce fait, ce qui était autrefois un avantage compétitif devient progressivement une attente standard, poussant les acteurs traditionnels à accélérer le pas.
Cette course technologique introduit de nouveaux défis en matière de réglementation. Les variations entre juridictions obligent les entreprises globales à adapter leurs structures de gouvernance tout en veillant à leur conformité. Et la qualité des données s’impose comme le nerf de la guerre pour les modèles de risque pilotés par l’IA et la prise de décision éclairée.
Un avenir en transformation
L’adoption croissante de l’IA indique un changement structurel dans le mode de fonctionnement des assureurs. Les entreprises qui parviennent à concilier expertise humaine et systèmes pilotés par l’IA pourraient révolutionner la promptitude de règlement des sinistres, la précision de la souscription et la sélection des risques. En d’autres termes, réussir cette combinaison pourrait bien être le Graal de l’assurance moderne.
Toutefois, la fracture entre les leaders technologiques et les retardataires pourrait s’élargir au fil du temps, influençant inévitablement les prix, l’allocation des capitaux et les attentes des clients. Autrement dit, la capacité à déployer l’IA à grande échelle pourrait être le facteur déterminant dans la compétitivité des entreprises, tant sur les marchés établis que dans de nouvelles lignes d’activité.
Alors, l’IA est-elle l’avenir de l’assurance ? C’est fort probable. Comme tout bon suspense, nous devrons patienter et observer comment la technologie continue de redessiner les contours de cette industrie essentielle.


