La sécurité routière est un sujet qui occupe beaucoup de place dans le quotidien des automobilistes, et pour cause : les radars automatiques ont transformé nos habitudes de conduite. Dans certains endroits, ils ne sont pas simplement des éléments dissuasifs, mais des machines à enregistrer des excès de vitesse en série. Prenons l’exemple de la région de Plénée-Jugon, dans les Côtes-d’Armor, où une cabine spécifique a réussi à flashé pas moins de 100 excès de vitesse majeurs en un temps record en 2024 !
Le radar de Plénée-Jugon, champion des flashs
Imaginez une route nationale, la RN12 précisément, où un radar se dévoile comme le roi du flash. Localisé entre Rennes et Saint-Brieuc, ce radar a déclenché ses capteurs 96 fois pour des excès de vitesse dépassant la limite de 30 km/h sur une route limitée à 110 km/h. Encore plus impressionnant ? Treize de ces infractions impliquaient des dépassements de plus de 50 km/h ! C’est dire si certains automobilistes prennent des libertés avec la réglementation.
Lorsque l’on plonge dans les détails, le nombre total de flashs pour 2024 s’élève à 5 981. Parmi ceux-ci, ce sont 3 772 petits écarts de moins de 5 km/h qui ont été enregistrés, des erreurs qui peuvent sembler dérisoires mais coûtent cher aux conducteurs pris sur le fait.
Des radars en compétition
Si vous pensez que ce radar est le plus efficace, détrompez-vous ! Bien qu’il soit puissant, il n’est que le quatrième sur l’échelle départementale. C’est le radar de Saint-Brieuc qui mériterait une haie d’honneur avec ses 9 387 flashs ! Mais si l’on parle de gravité, seuls 23 cas concernaient des excès de plus de 50 km/h, moins que notre radar vedette. Oui, chaque radar a sa petite spécialité, son charme en quelque sorte.
Des statistiques qui interpellent
En regardant l’image globale, près de 17 millions de contraventions pour excès de vitesse ont été dressées en 2023. Ce chiffre astronomique s’explique par la présence de 3 300 radars fixes à travers le pays. Leur objectif principal ? Rendre la route plus sûre, bien sûr, mais également remplir les caisses de l’État qui ont récolté près de deux milliards d’euros grâce à ces amendes.
Cependant, la question à un million de dollars : est-ce que tout cela contribue réellement à la sécurité routière ? Il semble que l’impact soit limité si l’on en croit les statistiques. Le nombre de décès sur les routes françaises pour 2024 est de 3 190, un chiffre quasiment identique à celui de 2023. Ces données fluctuent entre 3 000 et 3 500 décès par an depuis 2013, à l’exception des années de pandémie.
Mouvement actuel : vers une analyse plus fine ?
Dernièrement, on peut lire que des radars plus petits, dopés à l’intelligence artificielle, deviennent la nouvelle tendance chez nos voisins européens. Le but ? Réduire la marge d’erreur grâce à une précision accrue. Ce qui pourrait, en quelque sorte, signer la fin du téléphone au volant, une mesure vraiment audacieuse, vous ne trouvez pas ?
En France, c’est une transition vers plus de précisions et peut-être une approche différente que l’on commence à observer. La question reste de savoir si l’attention sera uniquement mise sur les excès de vitesse, ou également sur des comportements de conduite dangereux ou imprudents.
Refonte des habitudes de conduite
Cette dynamique pourrait bien pousser à une prise de conscience générale chez les automobilistes. Plutôt que de craindre les amendes, on pourrait imaginer une conduite plus préventive, où l’attention serait redirigée vers une coexistence plus harmonieuse entre conducteurs, piétons et cyclistes.
Un ami m’a récemment raconté à quel point il avait changé sa manière de conduire après une série d’excès de vitesse capturés par les radars. Ce n’est pas tant le coût des amendes qui l’a frappé, mais bien la peur d’être impliqué dans un accident grave. Aujourd’hui, il reste plus attentif et démystifie le radar, qui n’est plus pour lui un ennemi, mais un rappel de la fragilité de la vie sur la route.
Pour conclure, les radars sont là pour nous rappeler d’adapter nos comportements en respectant les limitations de vitesse. Ils font partie d’un dispositif plus large visant à réduire les accidents et à sauvegarder des vies. Le défi consiste à trouver le juste équilibre entre la sécurité et la liberté de conduite, une tâche qui nécessite inspecteurs, législateurs et automobilistes main dans la main. En sommes-nous réellement capables ? Seul l’avenir nous le dira.
Source
https://www.auto-moto.com/radars/radar-100-exces-majeurs-54822/


